Concours Bio 2019

Toutes les photos de ce concours montrent des organismes sous-marins que vous pourrez rencontrer aux Philippines. La plupart y ont été prises.
Si vous êtes curieux, vous pouvez en retrouver quelques-unes sur la page Bohol.

06 février - Photo 12 - réponses closes (20 février)


© Fabienne KASZEMACHER

La photo représente - entre autres - une jolie tortue. 

Q

On parle de tortues terrestres, tortues aquatiques et tortues marines. Quelle est le lien entre ces groupes ?

  • Aucun, on a donné le même nom à des groupes d'animaux différents du fait de leur ressemblance
  • Il n'y a pas de réelles différences, les tortues peuvent s'adapter à tous les milieux.
  • Toutes appartiennent au même ordre. Ce sont à l'origine des animaux marins dont certains se sont adaptés à la vie terrestre.
  • Toutes appartiennent au même ordre. Ce sont à l'origine des animaux terrestres dont certains se sont (ré)adaptés à la vie marine.

Réponse

Toutes appartiennent au même ordre. Ce sont à l'origine des animaux terrestres dont certains se sont (ré)adaptés à la vie marine.

  Plus de précisions

Toutes les tortues appartiennent à l'ordre des Testudines et représentent tout de même près de 340 espèces.

Elles semblent être apparues sur terre, il y a environ 260 millions d'années (c'était un mardi ou un mercredi, je ne me souviens plus :)) et étaient à l'origine des animaux terrestres. Certaines de ces tortues, voici environ 110 Ma sont "retournées" à la vie marine (comme les baleines chez les mammifères).

De nombreuses particularités témoignent de ce passé terrestre : elles ont donc de respirer régulièrement (la fréquence varie selon les espèces), elles pondent leurs œufs sur la terre ferme, etc.

A propos d'apnée, le record catégorie chéloniens appartiendrait à une tortue verte : 6h d’affilée. Bel effort quand même !

Q

Il existe sept espèces de tortues marines. Une seule espèce ne se rencontre pas sur le territoire Français. Laquelle ?

  • la tortue verte
  • la tortue à dos plat
  • la tortue luth
  • la tortue de Kemp
  • la tortue franche du Pacifique

Réponse

La tortue à dos plat (Natator depressus)

  Plus de précisions

Les 7 espèces de tortue marine sont la tortue luth, la tortue verte, la tortue imbriquée, la tortue de Kemp, la tortue olivâtre, la tortue caouanne et, donc, la tortue à dos plat.

Et la tortue franche du Pacifique, alors ? Celle-ci (Chelonia agassizi) est considérée aujourd’hui comme une sous-espèce de la tortue verte et se nomme donc Chelonia mydias agassizi.

Pour en revenir à la question, la tortue à dos plat a une aire de distribution très limitée : en gros le nord de l'Australie jusqu'à la Papouasie Nouvelle-Guinée et l'Indonésie et ne nidifie que sur la côte nord de l'Australie.

Q

La tortue sur le photo a deux passagers sur le dos. De quoi s'agit-il et comment s'appelle ce genre d'association ?

Réponse

Des rémoras et il s'agit d'une phorésie (association qui consiste pour l'un des deux antagonistes à se faire transporter par l'autre).

  Plus de précisions

Il existe environ huit espèces de rémoras. Ici la taille et la robe me feraient pencher pour le rémora rayé (Echeneis naucrates). Sa spécialité, bien connue, est de s'accrocher à un hôte (n'importe quel animal assez gros, y compris un plongeur) grâce à la ventouse qu'il possède au-dessus de la tête et de se faire ainsi transporter.

Fiche Doris : http://doris.ffessm.fr/ref/specie/2349

On appelle ce type d'interaction la "phorésie". Elle est généralement exempte de parasitisme, mais n'en est pas pas exclusive (quitte à se faire transporter, autant avoir le plateau-repas !)

Dans le cas du rémora, la relation est plus complexe : la phorésie peut s'accompagner

  • de commensalisme car le rémora se nourrit volontiers sur les restes alimentaires de son hôte (qui n'en souffre pas, ce sont des restes)
  • de mutualisme, car il peut "nettoyer" son hôte (bénéfice mutuel, donc)
  • de parasitisme "indirect" car sa ventouse va causer des plaies qui peuvent s'infecter et sa simple présence peut gêner son hôte.

06 février - Photo 11 - réponses closes (20 février)


© Fabienne KASZEMACHER

Voici un banc de carangues, photographié au large de l'île de Balicasag, zone où nous tremperons sans doute nos palmes. Il s'agit très probablement de carangues à gros yeux.

Q

Parmi les critères suivants, quels sont ceux qui pourraient nous permettre de savoir qu'il s'agit bien de cette espèce ?

  • ils se déplacent en bancs
  • la pointe des nageoires dorsale et anale est blanche
  • ils ne clignent pas des yeux (d'où leur nom)

Réponse

  • ils se déplacent en bancs
  • la pointe des nageoires dorsale et anale est blanche
  Plus de précisions

Toutes les affirmations sont vraies, mais pour identifier une espèce, il faut souvent croiser plusieurs critères : forme générale, zone géographique, habitat, comportement social, etc.

Ici, la forme générale est caractéristique des carangues. Comme de nombreuses espèces de carangues vivent en petits groupes ou en solitaires, on peut les éliminer. Ensuite, la présence des points blancs permet encore d'affiner le diagnostic.

En revanche, le fait qu'ils ne clignent pas des yeux n'est que de très peu d'utilité puisque c'est le cas pour tous les poissons car ils n'ont pas de paupières (sauf le poisson-crocodile, mais c'est une autre histoire).

A noter : en regardant une photo, il est souvent compliqué - voire impossible - de déterminer une espèce avec précision, d'autant que certains aspects peuvent être trompeurs.

Q

Nous voyons ici des poissons évoluer en bancs. C'est un comportement très commun. Quel est l'intérêt de se regrouper ainsi ?

  • cela facilite la capture des proies
  • cela déconcentre les prédateurs
  • cela permet la conservation de la chaleur du groupe, dans les eaux froides
  • cela favorise la rencontre de partenaires sexuels pendant les périodes de reproduction

Réponse

  • cela facilite la capture des proies
  • cela déconcentre les prédateurs
  • cela favorise la rencontre de partenaires sexuels pendant les périodes de reproduction
  Plus de précisions

Hé oui, être en bancs présente de nombreux avantages. Si l'on parle de "bancs" pour les animaux marins (poissons, poulpes, méduses, etc.), il est intéressant de noter que les comportements grégaires existent chez tous les types d'animaux : vols d'oiseaux, troupeaux de mammifères, etc.

Revenons aux affirmations.

Cela facilite la capture des proies, car par exemple, le banc dispose de plein d'yeux pour mieux les repérer. Et lors de la chasse, une proie qui échappe à la gueule d'un poisson du banc peut très facilement se retrouver ... dans la gueule du poisson d'à côté !

Cela déconcentre les prédateurs, car un banc est par essence une sorte de méta organisme dont la forme varie sans cesse ou en tous cas est trompeuse (chez certains poissons, le banc imite même un poisson plus gros pour effrayer d'éventuels prédateurs). Il est difficile de plus pour un prédateur de se concentrer sur un seul individu ce qui rend la chasse plus difficile. En revanche, certains prédateurs (par exemple les dauphins) ont appris à tirer parti de la structure du banc et développé des techniques de chasse en conséquence...

Cela favorise la rencontre de partenaires sexuels pendant les périodes de reproduction. Là, est-il vraiment besoin d'expliquer ? A noter que pour les poissons qui vivent en haute mer, c'est un réel avantage.

Q

La cohésion d'un banc de poisson est remarquable : changement de direction, accélération, éparpillement et regroupement, toutes ces manœuvres sont parfaitement synchronisées. Comment les poissons peuvent-ils assurer une telle cohérence ?

Réponse

D'une part par leur vue et d'autre part grâce à leur ligne latérale qui détecte les mouvements des poissons voisins.

  Plus de précisions

Placés de part et d‘autre de la tête du poisson, leurs yeux sont l’outil idéal pour surveiller et suivre les mouvements de leurs voisins. D’autre part, la ligne latérale sur leurs flancs leur permet de détecter les moindres vibrations provoquées les mouvements des animaux environnants (amis, ennemis ou proies).

On suppose que ces deux éléments conjugués permettent au banc de conserver sa cohésion.

Il est à noter qu'un banc n'a pas de hiérarchie sociale, à la différence d’autres structures comme les familles ou les harems. Dans un banc, le poisson le plus à l'avant mène le groupe. Si le groupe change de direction, le poisson le plus à l'avant en prend provisoirement la tête. Ainsi la disparition d'un poisson ne met pas en question la cohésion du banc.

30 janvier - Photo 10 - réponses closes (20 février)


© Thierry Lafaye

Voici un mollusque, sans doute de la famille des strombidés, peut-être un  strombe. Mais difficile de préciser mieux l'espèce d'après cette seule photo (très jolie néanmoins).

Q

Les strombes sont herbivores et détritivores.

  • Vrai
  • Faux

Réponse

Vrai

  Plus de précisions

Contrairement à de nombreux mollusques qui sont carnivores, les strombidés se nourrissent essentiellement d'algues et de phanérogames (plantes à fleurs aquatiques comme la posidonie).

Cette famille de gastéropodes comprend de très nombreuses espèces (difficile de dire exactement combien, car il existe plusieurs classifications concurrentes) dont les lambis et les conques.

Si vous les croisez, essayez de voir leurs yeux, tout mignons au bout de leur pédoncule...

Q

Les mollusques marins possèdent une coquille, parfois atrophiée. Dans la plupart des cas, elle sert évidemment à protéger l'animal, mais chez certains mollusques, elle a trouvé d'autres usages. Parmi les usages suivants, lesquels sont avérés ?

  • garder une réserve d'eau pour pouvoir respirer à marée basse
  • servir d'arme pour les combats entre mâles
  • servir d'organe de locomotion
  • servir de flotteur pour réguler la montée ou la descente
  • servir de marteau pour assommer des proies ou des prédateurs

Réponse

  • garder une réserve d'eau pour pouvoir respirer à marée basse : Vrai
  • servir d'arme pour les combats entre mâles : pas à notre connaissance
  • servir d'organe de locomotion : Vrai
  • servir de flotteur pour réguler la montée ou la descente : Vrai
  • servir de marteau pour assommer des proies ou des prédateurs : pas à notre connaissance
  Plus de précisions

Les mollusques qui se trouvent dans la zone de la côte découverte à marée basse (la zone intertidale) doivent continuer à respirer, parfois plusieurs heures durant. Lorsque la mare descend, ils ferment leur opercule, emprisonnant un volume d'eau dans leur coquille.

Lorsqu'ils doivent fuir, certains coquillages (comme la coquille St Jacques) vont faire "claquer" leurs deux valves, ce qui provoque des petits sauts certes un peu désordonnés, mais assez efficaces contre des prédateurs redoutables comme les étoiles de mer.

Enfin, les seiches qui sont des mollusques céphalopodes, n’ont pas de coquille externe. Celle-ci au fil de l'évolution a évolué pour donner le fameux "os de seiche", structure poreuse que l'animal comprime plus ou moins pour régler sa flottabilité.

Pour les autres fonctions, elles existent peut-être, mais nous n'en avons pas trouvé trace.

Q

Les mollusques possèdent un organe caractéristique, appelé Radula.
Qu'est-ce que c'est ?

Réponse

C'est une langue rapeuse, munie de nombreuses dents faites de chitine (le même matériau qui constitue entre autres la carapace des insectes et des crustacés). Elle permet à l'animal de brouter des végétaux, des éponges des coraux....

  Plus de précisions

Rien que chez les gastropodes, on distingue jusqu'à 7 types de radulas selon la disposition des dents (plusieurs dizaines de rangées). Celles-ci s'usent très vite et doivent être continuellement remplacées dans le sac radulaire (ou matrice de la radula). Le remplacement complet de la radula peut prendre 40 jours à propos de 3 rangées par jour.

Chez les espèces venimeuses comme les cônes, une dent de la radula, longue et creuse est associée à une glande à venin (venin neurotoxique).

Attention : le venin de certains cônes est très virulent. Chez le cône textile ou le cône géographe, il est mortel pour l'homme. Aussi, ne vous posez pas inconsidérément sur le sable (où ils se cachent le jour) et ne les prenez pas en main lors d'une plongée de nuit sous prétexte qu'ils sont jolis.

30 janvier - Photo 9 - réponses closes (20 février)


© Fabienne KASZEMACHER

Q

Sur cette belle photo, quels sont les animaux que l'on peut voir ?

  • hippocampe
  • corail
  • gorgone
  • murène

Réponse

Hippocampes (2) et Gorgone

  Plus de précisions

Il s'agit de deux hippocampes pygmées (Hippocampus bargibanti) qui habitent au sein d'une gorgone (probablement Muricella plectana). Il peut arriver s'y rencontrer d'autres espèces d'hippocampes pygmées comme H. denise.

Fiche Doris : http://doris.ffessm.fr/ref/specie/999

Q

Quelle est la taille approximative des poissons présents sur la photo ?

Réponse

Selon les sources, entre 2 et 2,5 cm

  Plus de précisions

C'est l'un des plus petits hippocampes, mais sans doute l'un des plus grands chez les hippocampes pygmées ! Il existe une dizaine d'espèces d'hippocampes pygmées dont la taille varie entre 1 et 3 cm (on en découvre chaque année). Ils sont le plus souvent endémique à une région précise (une île, un bras de mer...).

Quant aux hippocampes en général, il en existe une cinquantaine d'espèces et ils sont loin d'être tous pygmées : leur taille pouvant aller jusqu'à 36 cm.

Attention : la taille d'un hippocampe se mesure avec la queue déroulée. Et celle-ci représente entre 1/4 et 1/3 de la longueur totale. Donc, en position normale, avec la queue enroulée sur les branches de la gorgone, il paraissent bien plus petits !

Q

A propos des hippocampes, combien de petits une maman hippocampe peut elle faire naitre ?

Réponse

Aucun.

La femelle confie ses œufs non fécondés au mâle qui les place sous son ventre ou dans une poche incubatrice. Là, il les féconde, puis les incube pendant plusieurs semaines avant de donner naissance aux petits.

  Plus de précisions

Les œufs sont placés sous le ventre du mâle, encastrés sous la peau ou dans une poche incubatrice. Selon les espèces, les jeunes sont pélagiques ou s’établissent directement dans leurs habitat. Les Syngnathidae (grande famille de plus de 200 espèces regroupant les syngnathes et les hippocampes) partagent tous ce mode de reproduction.

https://www.youtube.com/watch?v=Ikw1S3fnu6E

23 janvier - Photos 8 - réponses closes (06 février)


© Thierry Lafaye


© Thierry Lafaye

Ces deux photos représentent deux murènes ruban. Cette murène est connue pour avoir plusieurs livrées au cours de sa vie.

Q

En plus des deux livrées représentées dans les photos, il en existe une troisième. Mais quelle partie externe de l'animal ne changera pas de couleur au cours de sa vie ?

  • la nageoire dorsale
  • la nageoire caudale
  • les nageoires pelviennes

Réponse

La nageoire dorsale

  Plus de précisions

Les juvéniles sont noirs avec la dorsale jaune.

Les mâles sont bleus, avec les yeux, la gueule et la dorsale jaunes vif

Les femelles sont complètement jaunes (avec parfois des restes de bleus sur la partie arrière du corps).

À noter un petit piège : les murènes ne possèdent pas de nageoires pelviennes !

Pour en savoir plus, la fiche DORIS : http://doris.ffessm.fr/ref/specie/1984

Q

Les changements de livrées accompagnent des changements de sexe chez la murène. Sachant qu'un animal peut être potentiellement, à un moment de sa vie, asexué, mâle, femelle, ou mâle et femelle, quel est le cycle de vie de la murène ruban ?

Réponse

Juvénile asexué, puis mâle et enfin femelle.

  Plus de précisions

Les murènes rubans ne sont pas hermaphrodites synchrones : elles ne sont jamais mâles et femelles en même temps.

Il s'agit ici d'hermaphrodisme protandre (d'abord mâle). L'individu, d'abord asexué, grandit et devient mâle (vers les 65 cm), puis femelle (vers les 95 cm). La taille peut atteindre 1,20 m.

Q

Comme toutes les murènes, la murène ruban chasse de nuit grâce à des organes sensoriels présents sur sa tête. Lesquels ?

Réponse

Outre les yeux et les oreilles, elle possède des narines tubulaires (ici en forme d'éventail) et des barbillons sur ses mâchoires.

  Plus de précisions

La plupart des murènes possèdent des narines tubulaires. Celles de la murène ruban sont sans doute les plus spectaculaires. Elles permettent à la murène de repérer l'odeur de ses proies avec une grande précision.

De plus, la murène ruban possède un barbillon sur la mâchoire supérieure (entre les narines) et trois sur sa mâchoire inférieure. Ils lui servent probablement à se guider dans les trous du récif...

23 janvier - Photo 7 - réponses closes (06 février)


© Thierry Lafaye

C'est quoi, ce joli bijou ? Hé bien, c'est une étoile de mer, vue en gros plan.

Q

Mais quelle partie de l'étoile voit-on ?

  • le dessous
  • l'extrémité de l'un des bras
  • le dessus

Réponse

Le dessus

  Plus de précisions

Il s'agit de la partie centrale du corps de l'étoile, appelée (un peu abusivement) le disque. Il est à noter que l’ouverture que l'on distingue au dessous de la bosse centrale n'est sans doute autre que ... son anus.

Q

Les étoiles de mer font partie des échinodermes. Cet embranchement se distingue par des particularités anatomiques uniques dans le monde animal. Parmi la liste ci-dessous, lesquelles caractérisent les échinodermes ?

  • ils possèdent une symétrie dite pentaradiée
  • ils sont immobiles, passant toute leur vie au même endroit
  • ils sont lithophages, c'est-à dire qu'ils se nourrissent de roches
  • il se propulsent grâce à un système hydraulique

Réponse

  • ils possèdent une symétrie dite pentaradiée
  • il se propulsent grâce à un système hydraulique
  Plus de précisions

D'abord, il est possible de voir à l’œil nu les échinodermes se déplacer et, à notre connaissance, il n'existe aucun animal qui se nourrisse de roche (le terme lithophage a été inventé pour l'occasion).

Tous les échinodermes (étoiles de mer, oursins, ophiures, crinoïdes et concombres de mer) possèdent en effet une symétrie dite pentaradiée. Elle est tout à fait visible sur la photo où les bosses forment un pentagone presque parfait. Même si chez certains échinodermes, cette symétrie est difficile à percevoir, elle est toujours présente. Chez le concombre de mer, par exemple, elle ne se voit vraiment que si on le découpe en tranches : sa forme est donc celle d'un cylindre dont la section est un pentagone. On n'en finirait pas d'énoncer ce qui paraît être des exceptions, mais à chaque fois, la règle est présente sous une forme ou une autre.

Il est à noter par ailleurs, qu'à l'état larvaire les échinodermes n'en présentent pas moins une symétrie bilatérale... Sont compliqué ces gens là...

Enfin le système hydraulique, une petite merveille !

Ce système (dit aquifère) est unique dans le monde animal et ne se trouve que les échinodermes.

Particulièrement visible chez l'étoile de mer, il s'agit d'un ensemble complexe de pompe et canaux qui lui permet de bouger ses podia (petits pieds) grâce à la pression hydraulique pour se déplacer.

Elle peut également, par aspiration, transformer ces podia en ventouses pour se jouer des reliefs les plus tortueux.

Outre le déplacement, il lui permet de s'alimenter. En effet, en agrippant par exemple les deux faces d'un mollusque bivalve (genre une moule) elle peut ouvrir le mollusque suffisamment pour y projeter son estomac et le dévorer dans sa coquille. Miam !

A noter (et on finira là) sur la photo : le disque que l'on observe entre les deux bosses en bas à droite est sans doute la prise d'entrée d'eau de ce système (appelée plaque madréporique).

Q

Quels sont les prédateurs des étoiles de mer ?

Réponse

Mollusques, poissons, crustacés, mammifères marins, voire certains oiseaux ...
Bref, un peu tout ce qui est carnivore (et ça en fait...).

L'homme devrait pour une fois faire exception, mais on ne peut exclure les dégâts causés par la pollution ou la collecte sauvage par certains plongeurs. :(

  Plus de précisions

Certaines étoiles de mer, comme Acanthaster planci, ont été signalées à plusieurs reprises comme des dangers pour les récifs coralliens. Pourtant, à chaque fois, après une brève période de prolifération, les "invasions" se sont régulées d'elles-mêmes.

Les étoiles de mer ont donc de nombreux prédateurs, même si certaines comme les acanthaster ont l'air invincibles à l’âge adulte.

Parmi les principaux prédateurs, on peut citer certains gros poissons comme les balistes (dont les mâchoires sont assez fortes pour broyer le squelette de calcite), de gros mollusques carnivores (comme les tritons qui sécrètent un mucus capable d'engluer les piquants venimeux de l'étoile), certains crustacés (crabes et crevettes dont la très jolie crevette-arlequin qui peut retourner une étoile pour la dévorer en passant par sa bouche) et même d'autres espèces d'étoiles de mer (voire les mêmes, le cannibalisme n'est pas rare). Les loutres de mer ne les dédaignent pas non plus ni les oiseaux lorsque certaines ont la mauvaise fortune de se retrouver à l'air libre (ou presque) par marée basse.

Si vous souhaitez voir un crabe se régaler, regardez la vidéo "Crabes, oursins et étoiles" sur la page : https://www.narcoses.com/galeries/g01-a.cfm?id_galerie=68

16 janvier - Photo 6 - réponses closes (30 janvier)


© Fabienne KASZEMACHER

Voici un joli poisson-coffre.

Q

L'individu présent sur cette photo est un juvénile.

  • Vrai
  • Faux

Réponse

Vrai.

  Plus de précisions

Il s'agit d'un poisson-coffre jaune (Ostracion cubicus).

Les juvéniles ont le corps jaune avec de gros points noirs et la forme d'un petit cube (mais n'essayez pas de jouer aux dés avec :)).

Au cours de sa vie, son corps va s'allonger et changer de livrée. L'individu passe d'abord à l'état de femelle : sa peau vire au brun, les points noirs s'élargissent, l'intérieur se colore de blanc et de nombreux points noirs apparaissent. Puis il devient mâle : la queue devient bleue, le nombre de petits points noirs augmente encore.

Cette évolution est le cas général, mais il existe des variantes de couleurs, soit locales comme en mer Rouge, soit pour les individus les plus âgés.

Fiche Doris : http://doris.ffessm.fr/ref/specie/2245

Q

Le poisson-coffre est réputé pour avoir un style de nage très particulier. Pouvez-vous le décrire ?

Réponse

Comme le corps du poisson-coffre est rigide, il ne peut onduler comme la plupart des poissons. De ce fait, seules les nageoires lui permettent de se propulser et de s'orienter. Ce qu'il perd en vitesse pure, il le gagne en manœuvrabilité : il peut virer sur place et même ... nager en marche arrière !

  Plus de précisions

La nage du poisson-coffre est souvent comparée au vol d'un hélicoptère du fait de la diversité et la précision de ses manœuvres.

Les nageoires dorsale et anale assurent la propulsion et les nageoires pectorales font office de gouvernes. La nageoire caudale, très mobile (elle peut se replier vers l'avant complètement le long du corps) fait office de gouvernail la plupart du temps. En cas de panique, elle jouera néanmoins un rôle propulsif, permettant des accélérations soudaines.

Q

En 2005, un constructeur automobile a présenté un concept-car en disant s'être inspiré de ce poisson. Pourriez-vous en dire plus ?

Réponse

Il s'agit du Mercedes Bionic, l'objectif étant de produire un véhicule avec un coefficient de trainée très faible.

  Plus de précisions

N'étant pas spécialiste du design automobile, je vous renvoie aux sources suivantes :

À noter : la forme des poissons-coffres (mais pas forcément celui-ci) a aussi inspiré le design de certains sous-marins de poche.

16 janvier - Photo 5 - réponses closes (30 janvier)


© Fabienne KASZEMACHER

Voici un magnifique nudibranche, sans doute de l'espèce Ardeadoris egretta (désolé, je n'ai pas trouvé de nom commun).

Q

Le panache à l'arrière du corps constitue ses branchies qu'il peut, comme tous les nudibranches, rétracter à l'intérieur du corps.

  • Totalement vrai
  • Partiellement vrai
  • Faux

Merci de préciser.

Réponse

Partiellement vrai.

  Plus de précisions

Tout ce qui est dit est vrai pour l'espèce présente sur la photo, mais pas pour tous les nudibranches.

D’ailleurs tous les nudibranches ne portent pas les branchies de la même façon. Elles peuvent être :

  • situées sur le dos, à l’arrière du corps sous forme de panache pour les doridiens, comme sur la photo
  • situées à la périphérie du manteau pour les dendronotacées
  • réparties sur l’ensemble du dos, pour les éolidiens comme les flabellines
  • sous le manteau pour les arminacées

Et, sauf erreur, les branchies ne sont rétractiles que chez les doridiens.

Q

Quand deux nudibranches de la même espèce se rencontrent, il arrive souvent qu'ils se mettent tête contre tête. Ce "rituel" a t-il une utilité ? Si oui, laquelle ?

Réponse

Il s'agit tout bonnement d'un accouplement !

  Plus de précisions

Les nudibranches sont tous hermaphrodites synchrones (ils sont mâles et femelles toute leur vie). Pour l'accouplement, les deux partenaires se mettent donc tête-bêche, ils joignent une sorte de tube qui leur permet d'échanger leur semence. Après quoi, ils s'en vont pondre leurs œufs chacun de leur côté.

Lorsque la fécondation ne peut avoir lieu (absence de partenaire), certains nudibranches se reproduisent par parthénogénèse en auto fécondant leurs propres œufs.

La ponte des nudibranches forme souvent de jolis rubans accrochés au substrat.

Q

A l'avant du corps (du côté opposé au panache) on distingue deux sortes de cornes. Quel est leur rôle ?

  • ce sont des yeux pédonculés (comme les escargots)
  • ce sont des organes sensoriels, principalement sensibles aux odeurs.
  • ce sont de véritables cornes qui servent pour la défense et les combats entre mâles.

Réponse

Ce sont des organes sensoriels, principalement sensibles aux odeurs.

  Plus de précisions

On les appelle des rhinophores (littéralement porteurs de nez). Ils sont le plus souvent composés de lamelles ou d'anneaux superposés ou possèdent des renflements réguliers, ce afin d'augmenter la surface en contact avec l'eau. Ils permettent au nudibranche de repérer des proies, des prédateurs ou des partenaires sexuels.

Vitaux, mais fragiles, ils sont souvent rétractiles. Chez certains nudibranches (par exemple les phyllidies) il est rare de les voir sortis.

09 janvier - Photo 4 - réponses closes (23 janvier)


© Thierry Lafaye

Cette photo représente 2 crevettes, sans doute du genre Pontonides.

Q

Comme toutes les crevettes elles ont deux paires d'antennes.

  • VRAI
  • FAUX

Réponse

VRAI

  Plus de précisions

En régle générale, la première paire d'antennes ou antennules sert à l'odorat, la deuxième paire est un organe tactile.

Chez certaines espèces, comme les cigales de mer (qui sont des langoustes et non des crevettes) la deuxième paire d'antennes s'est modifiée pour former de véritables boucliers. 

Q

Les crevettes sont des décapodes (ce qui veut dire qu'elles ont cinq paires de pattes). Parmi les animaux suivants, lesquels en sont aussi ?

  • les crabes
  • les squilles
  • les péripates
  • les homards

Réponse

Les crabes et les homards.

  Plus de précisions

Les squilles sont des stomatopodes, caractérisées par une deuxième paire de pattes ravisseuses, qui leur donne un faux air de mante religieuse (d'où leur surnom de crevettes-mantes, bien qu'elles ne soient ni l'une, ni l'autre).

Les péripates, appelés aussi vers de velours, sont des animaux terrestres, lointains cousins des arthropodes (et donc des crustacés). Les liens entre ces deux embranchements sont encore étudiés de nos jours.

Q

Sur quel support ces deux crevettes se déplacent-elles ?

Réponse

Du corail fouet, sans doute du genre Cirrhipathes ou Pseudocirrhipathes .

  Plus de précisions

Le corail fouet, appelé parfois corail fil de fer, se retrouve dans toutes les mers tropicales. Il est constitué d'une branche unique, non ramifiée, qui peut atteindre jusqu'à 4 mètres de long et peut former de longues spirales.

Ils sont souvent habités, soit par des crabes ou des crevettes comme dans notre cas, soit par des petits poissons (gobies par exemple).

Il en existe de nombreuses espèces (et même plusieurs genres, comme indiqué ci-dessus) et il faut être carrément spécialiste pour les distinguer avec précision.

09 janvier - Photo 3 - réponses closes (23 janvier)


© Fabienne KASZEMACHER

Cette photo représente une planaire, embranchement des plathelminthes.

Q

Plathelminthes, c'est le nom savant pour nudibranches.

  • VRAI
  • FAUX

Réponse

FAUX

  Plus de précisions

Le nom commun pour Plathelminthe est « platodes » ou « vers plats ». Les nudibranches, eux, font partie d’un autre embranchement : les mollusques.

Les planaires ont un corps très mince (moins de 1mm d'épaisseur) et aucun organe externe visible en temps normal (à part leur pénis pendant la reproduction, voir question 3).
Les nudibranches sont bien plus épais, munis de branchies externes, qu'ils peuvent parfois rétracter, et d’organes sensoriels sophistiqués, les rhinophores, situés à l’avant de la tête.

A propos, la planaire représentée ici est sans doute le Ver plat fuchsia (Pseudoceros ferrugineus) dont vous trouverez la fiche ici : http://doris.ffessm.fr/ref/specie/3266

Q

L'une des particularités des planaires est de n'avoir ni système circulatoire, ni système ventilatoire. De fait, comment respirent-elles ?

  • elles ne respirent pas, elles vivent en apnée
  • elles ingèrent l'oxygène et rejettent le dioxyde de carbone directement par la peau
  • elles profitent du courant d'eau dans leur estomac lors de l'ingestion des aliments pour en extraire l’oxygène nécessaire à leur métabolisme.

Réponse

Elles ingèrent l'oxygène et rejettent le dioxyde de carbone directement par la peau

  Plus de précisions

L'anatomie des planaires est plutôt rudimentaire (même si le terme ne plairait pas à un biologiste :)).

Si ellles possèdent bien une bouche et un pharynx, ceux-ci débouchent sur un tube digestif incomplet qui répartit les aliments dans le corps. Leur peau très fine leur permet d'échanger de nombreux éléments avec le milieu qui les entoure, et en particulier à éliminer leurs excréments. Elles n'ont donc souvent pas d'anus !

Dernière précision, les planaires sont carnivores et se nourrissent d'ascidies.

Q

Ces animaux sont hermaphrodites et leur mode de reproduction est assez particulier. Pouvez-vous en dire plus ?

Réponse

Les planaires possèdent le plus souvent deux pénis pointus en forme de stylet. Ils ont situés sur la face ventrale et sont invisibles en temps normal. La reproduction consiste en une sorte de combat de pénis pendant lequel chacun des deux partenaires essaie d'inoculer sa semence reproductive dans le corps de l'autre.

  Plus de précisions

Comme vu plus haut, l'anatomie interne de la planaire fait qu'il lui suffit d'injecter son sperme dans le corps de son partenaire. Celui-ci en "flottant" à l'intérieur du corps finira par trouver l'organe femelle.
Souvent, le premier des deux partenaires qui arrive à inoculer son sperme à l'autre essaie ensuite de prendre la fuite. Il veut bien que quelqu'un se charge de pondre des œufs, mais il ne va pas se fatiguer à le faire de son côté !

Les planaires ne peuvent pas s'autoféconder. Elles font mieux ! Elles se reproduisent de manière asexuée par régénération ou par scissiparité bilatérale.

19 décembre - Photo 2 - réponses closes (16 janvier)


© Fabienne KASZEMACHER

Q

Ho le bel animal ! Mais de quoi s'agit-il ?

  • une murène
  • une serpentine
  • un serpent de mer

Réponse

Un serpent de mer

  Plus de précisions

Plus précisément un tricot-rayé, et probablement un tricot rayé à lèvres jaunes (Laticauda colubrina). Mais il faudrait voir la tête en plus gros plan pour être sur.
En savoir plus (mais pas beaucoup) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Laticauda_colubrina

Q

Que pouvez-vous dire de plus sur cet animal ?

Réponse

Animaux terrestres menant une vie aquatique, les serpents de mer chassent en apnée. De ce fait, leur venin est très concentré, voire mortel pour les humains. Malgré cela, ils sont très craintifs et quasi inoffensifs : il n'est pas rare de voir des enfants jouer avec eux en bord de mer.

  Plus de précisions

Ils peuvent tenir environ 20 minutes d'apnée quand ils chassent et près de 50 minutes au repos. Il en existe plusieurs espèces (environ une douzaine).

On lit parfois que, du fait d'une bouche trop petite, le seul endroit où il peut mordre est la peau entre les doigts. Il semble que ce soit une idée reçue, donc mieux vaut ne pas trop les stresser.

Q

Quel qu'il soit, il évolue dans un environnement bien sympathique aussi. Parmi les organismes suivants, quels sont ceux que l'on peut voir sur cette image ?

  • éponge chou-fleur
  • coraux
  • laminaires
  • anémones de mer
  • oursins

Réponse

Coraux et Oursins

  Plus de précisions

On peut voir deux types de coraux, en haut et sur la partie droite du récif et en bas à gauche. Et on voit bien les épines des oursins diadèmes, sans doute occupés à se reposer.

Pour info,

  • les éponges choux-fleurs n'existent pas (il existe bien du corail chou-fleur, visible ici http://doris.ffessm.fr/ref/specie/3029, mais pas sur la photo),
  • les laminaires sont de grandes algues que l'on trouve par exemple en Bretagne et qui peuvent former de véritables "forêts" sous-marines (en voici une : http://doris.ffessm.fr/ref/specie/369) et nous ne distinguons aucune anémone sur la photo, même s'il n'est pas exclu qu'il y en ait une pas loin :).

Sur la roche en bas au centre de l'image, il y a surement des algues et de petits animaux, mais impossible de les distinguer sur la photo.

19 décembre - Photo 1 - réponses closes (16 janvier)


© Fabienne KASZEMACHER

Commençons par une star des fonds marins, vous reconnaissez bien sur nos amis les poissons-clowns !

Q

D'ailleurs, il n'existe qu'une seule espèce de poisson-clown, qui varie de taille et de couleur selon les zones géographiques.

  • VRAI
  • FAUX

Réponse

FAUX

  Plus de précisions

Il existe une trentaine d'espèces de poissons-clowns. Celle représentée sur la photo est une des plus connues (et des plus photogéniques) : le poisson-clown à trois bandes (Amphiprion ocellaris). C'est l'espèce qui a inspiré Nemo !

Un lien wikipedia (il n'y a pas encore de fiche Doris) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Poisson-clown_à_trois_bandes

Q

Les poissons-clowns font partie d'un groupe de poissons que l'on appelle couramment les demoiselles. Mais ce nom est trompeur et des représentants d'un autre groupe portent souvent le nom de demoiselles. Il s'agit

  • des poissons-chirurgiens
  • des poissons-anges
  • des poissons-pilotes
  • des hippocampes

Réponse

Les poissons-anges

  Plus de précisions

On peut citer la Demoiselle bleue (Holacanthus bermudensis), la demoiselle royale (Holacanthus ciliaris), la demoiselle beauté (Holacanthus tricolor), la demoiselle blanche (Pomacanthus arcuatus) ou la demoiselle de Cortez (Pomacanthus zonipectus). Toutes très jolies et toutes de l'ordre des pomacanthidés, c'est-à-dire les poissons-anges.
Mais attention, chez les poissons-anges, vous rencontrerez aussi le poisson-ange ... vieille femme ! (Pomacanthus rhomboides)

Q

Il est bien connu que les poissons-clowns habitent dans des anémones. Celle présente sur la photo est sans doute une anémone magnifique (Heteractis magnifica). Les anémones appartiennent à l’embranchement des cnidaires, qui signifie "animal ortie". Pourquoi leur a-t-on donné ce nom ?

Réponse

On les nomme ainsi car ce sont dans leur grande majorité des animaux urticants.

  Plus de précisions

Presque tous les animaux de l'embranchement des cnidaires (coraux, gorgones, anémones, méduses, hydraires, ...) sont pourvus de millions de capsules de poisons qui se déclenchent au moindre contact, injectant le poison dans leur victime. C'est un comportement à la fois d'attaque et défense puisqu'il permet de capturer et immobiliser des proies, avant de les ingérer mais aussi de repousser les attaques de prédateurs. Les anémones ou les coraux (et sans doute d'autres) s'en servent aussi pour se battre entre eux lorsqu'il s'agit de conquérir de nouveaux territoires.

Hélas pour les cnidaires, certains animaux réussissent à contrer ces armes, soit pour s'associer (comme les poissons-clowns), soit, plus souvent, pour les chasser !