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Concours Bio 2008

01/04/2008 - Photo 20 (réponses closes)

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Ce requin est un pointe blanche de corail.
VRAI ou FAUX ?

Réponse : FAUX

Il s’agit d’un requin océanique (Carcharhinus longimanus – parfois appelé pointe blanche du large). Il vit en général au large et est assez curieux. Il vient volontiers voir les plongeurs (coucou !) et peut avoir un comportement agressif dans certaines zones où des humains indélicats ont pris l’habitude de le nourrir pour le spectacle…
Ne pas le confondre avec le requin pointe blanche de récif (Carcharhinus albimarginatus) ou le requin corail (Triaenodon obesus).

Ce requin est vivipare. Certaines espèces sont ovipares ou ovovivipares. Pouvez-vous expliquer la différence ?

Réponse : chez les espèces vivipares, les embryons se développent dans l'utérus de la mère, alimentés par un cordon ombilical. Les autres espèces produisent des oeufs dont la maturation se fait à l'extérieur du corps de la mère (ovipares) ou à l'intérieur (ovovivipares).

Précisions : l'amour et la reproduction chez les requins peuvent être plutôt féroces. L'accouplement est souvent brutal, les partenaires en gardent des cicatrices de morsure. Et chez les espèces ovovivipares (la majorité), la compétition parmi les embryons peut les mener à l'oophagie (le premier embryon éclos dévore les autres œufs) voire au cannibalisme intra-utérin. 
Chez les requins océaniques, rien de tout ça : la mère donne naissance à des portées d’une quinzaine de juvéniles qui mettent quelques années à atteindre leur âge adulte.
A noter : des cas de reproduction sans accouplement ont été récemment observés et certains scientifiques pensent que les requins sont capables de parthénogenèse.

Quels sont les poissons qui accompagnent ce requin sur cette photo ?

Réponse : ce sont des poissons pilotes (Naucrates ductor)

Précisions : ces poissons sont des commensaux du requin océanique. Les juvéniles vivent parmi les méduses et les bancs d’algues pélagiques. A l’âge adulte, ils rejoignent un hôte (tortue, requin, quelques mammifères…). Ils se nourrissent de ses restes (rejets de nourriture) et parfois des quelques petits poissons et invertébrés qui ont échappé à leur hôte. On a longtemps pensé  qu’ils participaient à son déparasitage, mais ce comportement n’a jamais été observé.
01/04/2008 - Photo 19 (réponses closes)

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Est-ce un poulpe ou une pieuvre ? Quelle est la différence ?

Réponse : c'est à la fois les deux, les deux termes désignent le même animal.

Précisions : Le mot poulpe vient du grec polypos qui signifie « plusieurs pieds » et le mot pieuvre a été emprunté par Victor Hugo au patois de Jersey dans son roman « Les travailleurs de la mer ». Le succès fut tel que le mot pieuvre remplaça bientôt poulpe dans le vocabulaire courant.
A noter : il existe un autre cas fameux où un héros de roman a donné son nom à une espèce à la place du terme courant. Il s'agit de Renard dont le nom a remplacé « goupil » pour désigner & les renards.

Les poulpes sont inoffensifs pour l'homme.
VRAI ou FAUX ?

Réponse : FAUX

Précisions : sans tomber dans les excès du romantisme hugolien avec des poulpes de plusieurs dizaines de mètres (qui dans la réalité sont plus des calmars que des poulpes), certaines espèces peuvent être dangereuses simplement... parce qu'elles sont toxiques !
Evidemment, ces espèces sont parmi les plus belles comme le poulpe à anneaux bleus (Hapalochlaena maculosa) dont le venin est parmi les plus dangereux.

Quelles sont les astuces des poulpes pour passer inaperçu ?

Réponse : changer de forme, de couleur, de taille, se cacher dans des trous, mettre des pierres devant son trou, cracher un nuage d'encre

Précisions : hé oui, le poulpe est plein de ressources ! Il faut dire qu'il est considéré comme ayant l'intelligence marine la plus développée après celle des dauphins, c'est dire !
Un jeu amusant et inoffensif si vous croisez un poulpe de nuit : éclairez-le (pas dans les yeux, please). Comme la lumière de la lampe est proche du blanc, c'est-à-dire un mélange de couleurs, son système pigmentaire de camouflage est désorienté et il change de couleur sans arriver à se fixer !
25/03/2008 - Photo 18 (réponses closes)

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Ce poisson est un poisson coffre. VRAI ou FAUX ?

Réponse : VRAI

Il s’agit d’un poisson-coffre pyramide (Tetrosomus gibbosus) que l’on trouve en général dans les herbiers et plateaux couverts d’algues. Il est assez commun, mais les plongeurs qui préfèrent en général les récifs coralliens, les croisent rarement. Ou alors à la limite du récif, sur le sable, à l'affut de nourriture enfouie (Cf. dernière question).

En cas de danger, ce poisson peut se gonfler d'eau pour décourager son attaquant. VRAI ou FAUX ?

Réponse : FAUX

Sa morphologie ne le lui permettrait pas, lui qui est quasi cuirassé. Ses défenses sont plus passives : un mucus toxique le protège des prédateurs et son puissant et robuste squelette. Les poissons ballons qui ont la faculté de se gonfler d’eau font partie des familles des Tétrodontidés ou des Diodontidés qui sont proches, certes des poissons-coffres (Ostraciidés) mais bien distinctes !

Que fait ce poisson ?

Réponse : il souffle dans le sable pour en faire ressortir les petits organismes (mollusques, larves et autres invertébrés) dont il se nourrit

Précision : S’enfouir dans le sable paraît être une bonne défense contre les prédateurs, mais ceux-ci ont plus d’un tour dans leur sac. Outre ceux qui soufflent de l’eau pour « déterrer » leurs proies, il y a ceux qui fouissent, ceux qui avalent le sable et filtrent les particules nutritives et enfin ceux qui détectent les proies enfouies grâce à des des récepteurs électriques sensibles aux influx nerveux des êtres vivants ! Parmi ces derniers, nous trouvons par exemple les requins-marteaux !
25/03/2008 - Photo 17 (réponses closes)

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Cette photo représente un poisson et une crevette qui vivent en symbiose. VRAI ou FAUX ?

Réponse : VRAI

Précisions : Il s’agit d’un gobie (Amblyeleotris sungami, sans doute) et d’une crevette du genre Alpheus.
Ces deux animaux vivent ensemble dans un même trou. Le gobie monte la garde à l’entrée du trou (et en profite parfois pour happer un peu de plancton). La crevette, elle, joue les terrassiers en déblayant inlassablement le trou. Elle est quasi aveugle et le gobie lui sert de système d’alarme. A cet effet, elle garde toujours une de ses antennes en contact avec le corps du poisson, sauf lors de ses brèves incursions hors du trou comme sur la photo. Les deux y gagnent : le gobie dispose d’un refuge toujours bien entretenu (lui qui est incapable de creuser) et la crevette dispose d’un système d’alarme très performant. Il s’agit donc bien d’une symbiose….
A noter : certains spécialistes différencient la symbiose (association « obligatoire » en ceci que les deux protagonistes ne pourraient survivre s’ils étaient séparés) et le mutualisme (association facultative, mais bénéfique aux deux parties).

Qu'est-ce qu'une symbiose ? Existe-t-il d'autres types d'association ?

Réponse : une symbiose est une association durable entre deux espèces dont chacune tire profit. Il existe d'autres types d'associations parmi lesquelles principalement le parasitisme et le commensalisme.

Précisions : les exemples de symbiose entre espèces sont nombreux et celui du gobie et de la crevette en est un fameux, même si certains y voient plutôt du mutualisme (cf. réponse ci-dessus)
Les associations entre espèces sont en effet nombreuses et de nombreux types. Nous ne prétendons pas couvrir le sujet (un site web spécifique serait nécessaire), nous noterons simplement deux autres grands types d’association : le parasitisme où une des espèces profite de l’association au détriment de l’autre et le commensalisme où une des espèces profite de l’association, mais sans gêner l’autre.

Quelles sont les règles à respecter si l'on veut approcher ces animaux d'assez près pour faire une telle photo ?

Réponse : être patient, inspirer et souffler doucement, ne pas faire de gestes brusques, ne pas projeter d'ombre, si possible se tenir à contre-courant.

Un poisson qui monte la garde est sensible à de nombreux stimuli : le bruit, la lumière, les vibrations de l’eau. Les règles d’approche vont donc consister à éviter de faire du bruit (respirer doucement, sans faire d'apnée - vous ne tiendriez d'ailleurs pas assez longtemps !), éviter les écarts brusques de lumière (ombre, reflets sur le masque…) et les vibrations (gestes brusques). Le fait de se tenir à contre-courant évite que l’eau ne transporte notre odeur et nos mouvements (c’est comme être contre le vent quand on chasse).
18/03/2008 - Photo 16 (réponses closes)

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Parmi les poissons qui dégustent cet oursin, nous pouvons compter (de gauche à droite) deux poissons-papillon, un baliste titan et une girelle. Quel est selon vous celui qui est à l'origine du festin ?

Réponse : le baliste

Lui seul possède des mâchoires assez robustes pour venir à bout de la carapace de l’oursin. Les autres sont des pique-assiette, attirés par un repas facile et visiblement tout à fait à leur goût. Il est à noter que, une fois l’oursin ouvert, le baliste devra encore le pilonner à de nombreuses reprises pour pouvoir déloger le plus de chair comestible possible.

Comment ce poisson s'y est-il pris pour pouvoir ouvrir l'oursin malgré ses nombreux piquants ?

Réponse : il a probablement retourné le problème au sens littéral du terme, en soufflant de l'eau sous l'oursin pour le faire basculer.

En effet, les oursins ont rarement l’habitude de se promener tête en bas comme sur la photo. Et pour cause : dans cette position, ils sont vulnérables et à la merci du premier prédateur venu. En revanche, lorsqu’il est en position « normale », c’est—à-dire avec les piquants vers le haut, il est quasi indestructible car les piquants dissuadent les attaquants qui risquent de s’y blesser. Le baliste a donc trouvé la solution. S’il repère un oursin sur le sable, il souffle de l’eau avec force à la base de l’oursin et finit par le faire basculer. Il ne lui reste plus alors qu’à le dépecer.
Ce comportement de chasses a pu être observé aussi auprès d’autres échinodermes comme les étoiles de mer (voir ci-dessous) comme les Acanthaster qui se font retourner par… des crevettes (musclées) qui les dévorent ensuite par le dessous.

Les oursins appartiennent à l'embranchement des échinodermes. Quels en sont les autres principaux représentants (se limiter aux classes) ?

Réponse : les étoiles de mer, les holothuries ou concombres de mer, les ophiures et les crinoïdes (ou comatules)

Précisions, pour les férus de classification : l’embranchement des échinodermes (Echinodermata) dont le nom signifie « à peau épineuse » comporte six classes encore existantes (je vous passe les découpes en sous-embranchements et super-classes, ainsi que les classes disparues) : Asteroidea et Somasteroidea (les étoiles de mer), Echinoidea (les oursins), Holothuroidea (les holothuries ou concombres de mer), Ophiuroidea (les ophiures) et Crinoidea (les crinoïdes ou comatules).
Tous ces animaux sont benthiques (ils vivent sur le fond), ont une symétrie dite pentariadée (acquise à l’âge adulte) et présentent un autre point commun troublant : on n’a jamais trouvé chez eux de signes de vieillissement…
18/03/2008 - Photo 15 (réponses closes)

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Les anémones de mer sont de dangereux prédateurs. Pourquoi ne dévore-t-elle pas ce poisson-clown ?

Réponse : le poisson-clown est protégé par le mucus qui recouvre sa peau. Ce mucus lui sert de leurre chimique pour tromper l'anémone qui ne le voit pas comme un corps étranger.

Précisions : l’association entre poissons-clowns et anémones est une des plus anciennes à avoir été étudiée. Le mécanisme de protection du poisson-clown commence avant même la naissance : les parents frottent les œufs avec les tentacules de l’anémone pour les immuniser. Une fois née, la larve dérive dans le courant avant de se métamorphoser en poisson-clown juvénile. Il repère alors une anémone solitaire et s’y frotte petit à petit afin de mélanger sur sa peau son mucus propre et celui de l’anémone. Une fois ceci fait, il prend place au cœur de l’anémone et attend d’éventuels compagnons…
A noter : en mer Rouge, il n’existerait qu’une seule espèce de poisson-clown (sur la trentaine répertoriée) : le poisson-clown à deux bandes.

Les poissons-clowns sont les seuls poissons à pouvoir vivre au sein des anémones de mer. VRAI ou FAUX ?

Réponse : FAUX

… et nous espérons que vous pourrez le constater vous-mêmes de visu. Une autre demoiselle : la demoiselle à 3 points ou demoiselle domino (Dascyllus trimaculatus) peut vivre au sein des anémones, parfois en même temps que des poissons-clowns. A noter toutefois que ces demoiselles ne fréquentent les anémones que quand elles sont jeunes.

Dans une anémone, vous voyez une famille de poissons-clowns. Comment reconnaissez-vous la ou les femelles ?

Réponse : sauf rares exceptions, elle est unique. C'est la plus grande en taille (et la plus âgée, mais ça c'est difficile à voir sous l'eau).

Précisions : les poissons-clowns sont des hermaphrodites protandres, c'est-à-dire qu’ils commencent par être mâles sous la férule d’une femelle dominante. A la mort de celle-ci, le mâle dominant devient femelle. Dans un groupe de poissons-clowns, il n’y a que des deux individus matures sexuellement : c’est le couple dominant.
Il est amusant de noter, à ce propos, que Marin, le père de Nemo, aurait dû devenir assez vite Marine.
11/03/2008 - Photo 14 (réponses closes)

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La photo représente un alcyonaire du genre Dendronephthya. Pouvez-vous donner plus de précisions sur l'espèce ?

Réponse : il est presque impossible de distinguer les différentes espèces de Dendronephthya, même pour un biologiste, sans une analyse en laboratoire. Alors d'après une photo...

Précision : Comme tous les alcyonaires, les colonies de Dendronephthya n’ont pas de squelette calcaire rigide mais un hydro-squelette : elles se gonflent d’eau ce qui leur confère un magnifique aspect translucide. En cas de danger, la colonie peut se contracter en expulsant l’eau. On les trouve entre 8 et 30m car, comme les colonies n’abritent pas d’algues symbiotiques, elles n’ont nul besoin d’être près de la surface.

Parmi les coraux, les Dendronephthya présentent une particularité unique, laquelle ?

Réponse : ils sont herbivores !

Précisions : ces alcyonaires ont longtemps posé aux scientifiques un problème de taille. D’abord, on sait que les colonies n’abritent pas de zooxanthelles, ces micro-algues symbiotiques qui donnent de si belles couleurs aux autres coraux. Ensuite, les polypes ne disposent pas de cellules urticantes et sont donc incapables de capturer le zooplancton dont se nourrissent d’ordinaire les coraux. Et pourtant, les Dendronephthya atteignent des tailles respectables qui ne sont possibles que grâce à une bonne alimentation.
C’est en 1995 seulement qu’une biologiste allemande a trouvé la réponse : ils sont herbivores, se nourrissant de phytoplancton. Comme il y a environ 10 fois plus de phytoplancton que de zooplancton, il n’a pas de mal à se rassasier !

Que sont les petites aiguilles que l'on voit sur le corps de cet alcyonaire ?

Réponse : ce sont des sclérites calcaires qui servent à rigidifier le corps de la colonie en même temps qu'elles la rendent très piquante.

A noter : ces sclérites permettent donc aussi de décourager les brouteurs d’alcyonaires. Ce sont elles qui colorent la colonie (dont la substance molle est incolore). Elles peuvent être de différentes couleurs selon qu’elles se trouvent sur le corps de la colonie ou près des polypes, ce qui ajoute encore à leur beauté.
11/03/2008 - Photo 13 (réponses closes)

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Cette photo ne représente que des mammifères. VRAI ou FAUX ?

Réponse : VRAI

Nous avons là 2 humains (ordre des primates – famille des hominidés) et 12 dauphins (ordre des cétacés – famille des delphinidés). Leur rencontre eut lieu sur le site de Shaab el Erg, situé au sud d’El Gouna. Elle fut brève car le banc, constitué d’une trentaine d’individus, ne faisait que passer…

Le dauphin dispose sur le front d'un organe appelé « le melon ». A quoi lui sert-il ?

Réponse : cet organe sert à l'écholocation, c'est-à-dire à localiser des objets (par exemple, des proies) en analysant l'écho sonore de sons émis par le dauphin.

Précisions : les Dauphins émettent des sons (clics, sifflements) dont certains inaudibles par l'Homme. Lorsqu'ils rencontrent un obstacle, les sons sont renvoyés vers le dauphin. Cet écho est analysé et lui fournit diverses informations sur son environnement : nature du relief, présence de proies. C'est le principe du sonar.
Les sons graves portent plus loin que les sons aigu, mais sont de faible précision. Aussi, le dauphin utilise d'abord des sons graves pour analyser son environnement. S’il reçoit un écho intéressant (par exemple une proie), il émet des sons de plus en plus aigus à mesure qu’il s’approche pour avoir  une meilleure précision. On pense qu’il peut émettre des sons de fréquence suffisamment  élevée pour percevoir la structure interne d'un objet à la manière d'une échographie.

Il n'existe qu'une seule espèce de dauphin en mer Rouge. VRAI ou FAUX ?

Réponse : FAUX

On rencontre couramment en mer Rouge le grand dauphin (Tursiops truncatus) et les dauphins à long bec (Stenella longirostris). Si l’on s’en tient à la famille des delphinidés, on a aussi reporté la présence du dauphin de Rosso,  de la fausse Orque et de l’Orque.
Les dauphins de la photo sont probablement des grands dauphins.
04/03/2008 - Photo 12 (réponses closes)

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Les barracudas se déplacent toujours en bancs. VRAI ou FAUX ?

Réponse : FAUX

Certaines espèces de barracudas vivent effectivement en bancs, par exemple les bécunes de Méditerranée (Sphyraena viridensis). Mais a contrario, chez les grands barracudas (Sphyraena barracuda), les jeunes se déplacent en bancs de plus en plus clairsemés au fur et à mesure qu’ils grandissent, jusqu’à finir leur vie solitaires.

Comment les poissons d'un banc peuvent-ils tous s'orienter les uns par rapport aux autres et bouger de manière parfaitement synchronisée ?

Réponse : d'une part par leur vue et d'autre part grâce à leur ligne latérale qui détecte les mouvements des poissons voisins.

Précisions : placés de part et d‘autre de la tête du poisson, leurs yeux sont l’outil idéal pour surveiller et suivre les mouvements de leurs voisins. D’autre part, la ligne latérale sur leurs flancs leur permet de détecter les moindres vibrations provoquées les mouvements des animaux environnants (amis, ennemis ou proies).
On suppose que ces deux éléments conjugués permettent au banc de conserver sa cohésion.
A savoir : un banc n’est pas hiérarchisé, tout mouvement d’un des poissons (généralement sur l’extérieur du banc) peut provoquer un changement dans la direction prise par le banc.

La chair des barracudas peut être ciguatoxique. Qu'est-ce que cela signifie ?

Réponse : elle peut entraîner une intoxication alimentaire si on la consomme. Cette intoxication porte le nom de ciguatera.

Précision : une telle intoxication porte le doux nom d’ichtyosarcotoxisme (à vos souhaits !), c'est-à-dire : intoxication due à l'ingestion de chair de poisson.
Elle survient dans les eaux tropicales. Les toxines qui la déclenchent sont présentes dans des micro-algues qui prolifèrent sur les récifs coralliens dégradés. Ces micro-algues sont consommées par les herbivores : poissons, crustacés (dont un du nom de cigua qui a donné son nom à la maladie) et autres. Les herbivores transmettent les toxines aux carnivores lorsqu’ils sont mangés par ceux-ci. Les toxines remontent ainsi la chaîne alimentaire pour devenir très concentrées chez ceux qui en occupent le sommet, comme par exemple les barracudas !
Nota : en Nouvelle-Calédonie, la ciguatera est surnommée « la gratte » car l’un de ses symptômes est de provoquer des violentes démangeaisons dans la paume des mains et la plante des pieds.
04/03/2008 - Photo 11 (réponses closes)

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Les tortues sont des reptiles. VRAI ou FAUX ?

Réponse : VRAI

Ce sont des reptiles ectothermes, sous-classe – ou ordre – des chéloniens, ordre – ou sous-ordre – des testudinés. Chez les tortues marines, on distingue deux familles : les dermochélyidés (Dermochelyidae) à carapace molle – une seule espèce : la tortue Luth – et les chélonidés (Chelonidae) à carapace dure.

Les tortues maritimes sont parfaitement amphibies et possèdent à la fois des poumons et des branchies. VRAI ou FAUX ?

Réponse : FAUX

Précisions : les tortues marines sont issues d'ancêtres reptiles parfaitement adaptés à la vie terrestre et qui sont retournés à la vie marine (comme les baleines chez les mammifères). Elles ont donc besoin de respirer régulièrement (la fréquence varie selon les espèces). C’est pourquoi on ne doit jamais s’accrocher et se faire tracter par une tortue car on l’empêche peut-être de remonter respirer. Le record d’apnée, catégorie chéloniens, appartiendrait à une tortue verte : 6h d’affilée. Bel effort quand même !

Combien existe-t-il d'espèces de tortues maritimes et combien sont en danger d'extinction ?

Réponse : il existe 7 ou 8 espèces de tortues marines selon les scientifiques, Toutes sont en danger d'extinction (à des degrés divers, certes)

Les sept espèces reconnues universellement sont : la tortue verte ou tortue franche (Chelonia mydas), la tortue caouanne (Caretta caretta), la tortue imbriquée ou « caret » (Eretmochelys imbricata), la tortue olivâtre ou « de Ridley » (Lepidochelys olivacea), la tortue à dos plat (Natator depressa) endémique de l'Australie, la tortue de Kemp (Lepidochelys kempii) la plus rare et la tortue Luth (Dermochelys coriacea), la plus grande des tortues actuelles et la seule à avoir une carapace molle.
L'espèce « controversée » est la tortue franche du Pacifique (Chelonia agassizii), présente dans la partie ouest des deux Amériques. Elle est souvent considérée comme une variante locale de la tortue verte. Alors, espèce, sous-espèce ou variante ? Les scientifiques n'ont pas tranché pour l'instant.
Toutes ces tortues sont menacées d'extinction, du fait de la pollution marine (un exemple : les sacs plastiques que les tortues ingèrent croyant manger des méduses et dont elles meurent d'occlusion intestinale…), du braconnage (toutes les espèces de tortue marines sont protégées), de la pression démographique de l'homme sur les zones de ponte (certaines espèces ne pondent que sur quelques plages précises dans le monde, malheureusement dans des zones riches en pétrole), des prises accidentelles dans les filets dérivants ou non, etc.
26/02/2008 - Photo 10 (réponses closes)

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Quel est cet animal qui ressemble à une fleur ?

Réponse : un ver arbre de Noël (Spirobranchus sp.)

Précision : il s’agit d’un ver polychète tubicole (je savais que je la placerai un jour celle-là). Il se construit un tube dans le corail dans lequel il vit, ne laissant dépasser que son panache de tentacules qui lui sert à capturer ses proies dans le courant. L’espèce ne peut être identifiée précisément qu’en laboratoire.

Il peut exister des individus de toutes les couleurs. VRAI ou FAUX ?

Réponse : VRAI

Précision : chaque individu a une couleur dominante, mais qui peut varier entre le centre du panache de tentacules et sa périphérie. Il en existe des bleus, rouges, oranges, violets, blancs, etc. Lorsqu’ils sont côte-à-côte dans une patate de corail, on a l’impression qu’il mérite encore plus son nom.

Quel est le comportement de cet animal en cas de danger ?

Réponse : il se replie dans son tube et ferme son opercule

Précision : ce repli peut être extrêmement rapide. Il semble que le ver soit sensible au changement soudain de luminosité,  Le plongeur patient (et chanceux) pourra attendre de voir ressortir les tentacules, timidement d’abord, puis s’épanouir à nouveau…
26/02/2008 - Photo 9 (réponses closes)

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Le poisson sur cette photo est un Pterois volitans. VRAI ou FAUX ?

Réponse : ça dépend (ha ha ha) mais probablement FAUX

Précision : les scientifiques ne sont pas tous d’accord entre eux, mais un grand nombre s’accorde pour dire que Pterois volitans est présent dans l’océan Pacifique. L’espèce présente dans la mer Rouge et l’océan Indien serait Pterois Miles. Comme toutes les photos de ce concours proviennent de mer Rouge, nous pourrions penser qu’il s’agit de P. miles, appelé communément « rascasse volante ». A savoir : les deux espèces sont quasiment identiques, disons qu’il est impossible de les distinguer dans l’eau.

Ce poisson est réputé dangereux. Pourquoi ?

Réponse : ses épines dorsales sont venimeuses et les piqûres occasionnées peuvent être fortement douloureuses.

Précisions : Sa tactique de défense est simple : lorsqu’un prédateur – par exemple un plongeur balourd – s’approche trop près, la rascasse se fige en se penchant vers l’avant pour bien montrer ses épines dorsales. Dans des documentaires, nous avons pu voir des poissons malchanceux recracher une rascasse volante après l’avoir gobée sans réfléchir. La rascasse s’était laissé faire, sure de son immunité.

Où a-t-on le plus de chances de le rencontrer pendant la journée ? et la nuit ?

Réponse : la journée, ce poisson se cache dans le récif, dans les trous et sous les surplombs. La nuit, il sort pour chasser les petits poissons et crustacés.

Précision : le comportement décrit dans la réponse est général et il n’est pas rare de rencontrer ce poisson en pleine eau durant la journée (Cf. la photo proposée). Cette photo est extraite d’un film où l’on peut voir ce qui ressemble à une parade amoureuse, mais allez savoir… Il nous est arrivé aussi de croiser au détour d’un récif un banc d’une quinzaine d’individus qui semblaient chasser ensemble.
En plongée de nuit, il arrive que ce poisson vous suive, se servant de vous comme « cache » pour chasser à l’affût. Si vous éclairez alors un petit poisson, il sort de sa cachette et se rue dessus pour l’avaler en ouvrant une large gueule… Impressionnant !
19/02/2008 - Photo 8 (réponses closes)

Du grand et du petit...

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Quelles sont les deux principales espèces de poisson principalement visibles sur cette photo ?

Réponse : un labre Napoléon femelle (Cheilinus undulatus) et une multitude d'anthias ou barbiers (Pseudanthias squamipinnis)

Précision : ces deux espèces sont encore assez communes (bien que le Napoléon se raréfie, voir question 3). Présents sur tout le récif, les anthias sont très utiles pour le plongeur observateur : s’ils se tiennent tous dans le même sens, c’est qu’ils font face à un courant assez fort. Ce qui permet de le repérer avant un tournant du récif, par exemple.
A noter : un Napoléon juvénile a été péché accidentellement pour la première fois en Méditerranée (au large de l’Algérie) voici deux semaines, ce qui semble confirmer la « tropicalisation » de cette mer.

Ces deux espèces ont un point commun. Lequel ?

Réponse : elles sont toutes les deux hermaphrodites protogynes. C'est-à-dire qu'ils commencent par être femelles puis deviennent mâles.

Précisions : chez les anthias, chaque mâle est entouré de son harem : un banc de femelles hiérarchisé sous l’autorité d’une femelle dominante. Lorsque le mâle meurt, c’est elle qui devient mâle et une autre femelle devient dominante. Sur la photo on peut distinguer le mâle légèrement plus gros et plus rose que les femelles : devant le récif, en haut, le deuxième en partant de la gauche dans le prolongement du corps du Napoléon.
Chez les Napoléon, la maturité sexuelle est atteinte entre 5 et 7 ans. D’abord femelle, il semble qu’il devienne mâle lorsqu’il atteint une certaine taille. Ce comportement a été à l’origine de problèmes en mer Rouge où les plongeurs avaient pris l’habitude de nourrir les Napoléon pour les attirer, ce qui s’est traduit par une surpopulation de mâles de plus en plus agressifs…

L'une de ces deux espèces est en danger d'extinction. Laquelle et quelle en est la raison ?

Réponse : Le poisson Napoléon, en raison de la surpêche

Précisions : réputé aphrodisiaque (encore !) il est très prisé en Chine et au Japon où sa chair peut atteindre des prix exorbitants. Comme son développement est lent (maturité sexuelle tardive), il est très sensible à la pêche intensive. Sa population a chuté au cours des dernières années. La technique de pêche est de plus particulièrement dévastatrice : étourdi par une dose de cyanure, le poisson cherche refuge dans le récif. Les pêcheurs cassent celui-ci à la massette jusqu’à déloger le Napoléon qu’ils achèvent avec une deuxième dose.
19/02/2008 - Photo 7 (réponses closes)

Deux nudibranches qui se suivent et se ressemblent

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Cette photo représente deux nudibranches. Que signifie ce terme ?

Réponse : Nudibranche signifie « ouïes nues » en latin

Précisions : les nudibranches sont des mollusques gastéropodes (ordre des nudibranchia) dont la caractéristique est de posséder des branchies externes. Cette espèce, de la famille des chromodoridés porte les siennes à l’arrière du corps. A l’avant on distingue deux tentacules sensoriels (les rhinophores) qui lui permettent de détecter les bruits, les odeurs et les saveurs.
Parmi leurs cousins maritimes, on trouve les limaces de mer et les lièvres de mer.

Voir ainsi deux individus de la même espèce (ici Risbecia pulchella) peut paraître assez rare. Le photographe pense avoir saisi une parade amoureuse. Qu'en pensez-vous ?

Réponse : il ne s'agit pas d'une parade amoureuse, les nudibranches de cette espèce ont juste l'habitude de se déplacer par deux, l'un suivant l'autre.

Précision : certes les nudibranches doivent s’accoupler pour se reproduire, même s’ils sont hermaphrodites (sous peine de voir dégénérer l’espèce…). Mais leur parade amoureuse reste assez mal connue et l'accouplement se fait en général tête contre tête. En dehors des périodes amoureuses, ceux de cette espèce ont pour habitude de se déplacer par deux. Contrairement donc à ce qui est affirrmé dans la question, les voir ainsi n’est pas rare du tout, ce serait plutôt le contraire.

De nombreux nudibranches se nourrissent d'éponges et parfois d'espèces empoisonnées. Dans ce cas, non seulement ils sont insensibles au poison, mais en font un usage assez original. Lequel ?

Réponse : ils ne le consomment pas, mais le stockent dans des sortes de sac à venin qui leur permettent de se défendre contre leurs propres prédateurs.

Précisions : à notre connaissance, tous les nudibranches sont carnivores, se nourrissant d’éponges, d’anémones, de zooplancton, voire d’autres nudibranches, etc. Leur capacité à « recycler » les poisons présents dans leurs victimes en font des animaux redoutables et fortement toxiques : il suffit parfois d’un nudibranche dans un seau de pêche pour contaminer l’ensemble des poissons qui y sont présents. Certains nudibranches n’ont d’ailleurs pas de prédateurs connus.
12/02/2008 - Photo 6 (réponses closes)

Perché sur l'anémone

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L'animal au 1er plan est une crevette nettoyeuse.
VRAI ou FAUX ?

Réponse : VRAI.

Précision : il s’agit de la crevette associée à longues pattes Periclimenes longicarpus. Cette crevette vit en bande au sein de plusieurs espèces d’anémones (ici l’anémone magnifique ou Heteractis magnifica). Son comportement nettoyeur n’a été découvert que récemment.

Cette espèce est endémique de la mer Rouge. Qu'est-ce que cela signifie ?

Réponse : l'espèce n'est présente qu'en mer Rouge.

Précision : disons, pour rester modeste, qu’elle n’a été observée qu’en mer Rouge jusqu’à présent. Il est déjà arrivé que des espèces que l’on croyait endémiques d’une région soient découvertes dans des régions à des milliers de kilomètres…

Cet animal est posé sur une anémone de mer qui, comme son nom l'indique, est un végétal.
VRAI ou FAUX ?

Réponse : FAUX

Les anémones de mer sont des animaux, bien sur. Il en existe de nombreuses espèces très diversifiées.
Même si elles paraissent fixées sur le fond, elles peuvent se déplacer. Certaines espèces sont même capables de nager en pleine eau. En fait, on considère aujourd’hui que les anémones de mer sont les premiers animaux complexes à avoir été capables de mouvement. Seules les éponges seraient plus anciennes sur l’échelle de l’évolution.
12/02/2008 - Photo 5 (réponses closes)

Plutôt beau, non ?

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Quel est le poisson représenté sur cette photo ?

Réponse : il s'agit du Labre Traître ou Labre trompeur ou Labre à long museau ou encore Epibule trompeur (ouf !)

Précision : de son nom scientifique Epibulus insidiator, ce poisson aux couleurs magnifiques vit dans les zones riches en corail où il peut chasser à son aise les crustacés et poissons dont il se nourrit.

Ce poisson a une mâchoire protractile. Qu'est-ce que cela signifie ?

Réponse : il peut la projeter en avant sous forme de tube, afin de capturer ses proies par surprise

Commentaire : C’est chez cette espèce qu’ont été observées les plus grandes amplitudes de projection de la mâchoire : jusqu’à la moitié de la longueur du corps. Et le voir agir ainsi sous l’eau vous donne l’impression d’être subitement en face d’un alien. Très surprenant !

Est-ce un mâle ou une femelle et comment se traduit le dimorphisme sexuel pour cette espèce ?

Réponse : C'est un mâle. La femelle a une robe qui varie du jaune au brun, avec toujours un beau trait noir qui traverse l'oeil.

A noter : cette espèce est hermaphrodite protogyne, ce qui signifie que les individus sont d’abord juvéniles, puis femelles, puis deviennent mâles au terme de leur croissance. Les juvéniles ont une robe très différente : couleur brun ou gris sombre, avec quelques rayures blanches.
05/02/2008 - Photo 4 (réponses closes)

Petit poisson mystérieux...

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Cette photo représente un poisson-trompette juvénile : VRAI ou FAUX ?

Réponse : FAUX

Précisions : c’est un syngnathe, probablement du genre Coricoichtys – pour l’espèce c’est quasi impossible à dire d'après cette seule photo… d’ailleurs les spécialistes ne sont pas tous d’accord entre eux. Disons que le syngnathe à ventre noir (C. nigripectus) est un très bon candidat.

Le poisson représenté sur cette photo est 'cousin' d'une autre famille célèbre de poissons. Lesquels ?

Réponse : les hippocampes

Alternative : ce sont les plus proches, certes puisqu’ils font partie de la même famille (les Syngnathidae) mais on pouvait tout aussi bien répondre les poissons-fantômes ou les poissons-couteaux. Même les poissons flûtes ou les … poissons trompettes ne sont pas si éloignés !

Quelle est la singularité du mode de reproduction de cette famille de poisson ?

Réponse : la femelle confie ses oeœufs au mâle qui les féconde, puis les incube pendant plusieurs semaines avant de donner naissance aux petits

Précisions : Les œufs sont placés sous le ventre du mâle, encastrés sous la peau ou dans une poche incubatrice. Selon les espèces, les jeunes sont pélagiques ou s’établissent directement dans leurs habitat. Les Syngnathidae (qui regroupent quand même plus de 200 espèces) partagent tous ce mode de reproduction.
05/02/2008 - Photo 3 (réponses closes)

Les moeurs de la murène

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Cette photo représente une murène javanaise. Les murènes sont des serpents de mer et possèdent d'ailleurs des glandes à venin : VRAI ou FAUX ?

Réponse : Doublement FAUX

1- Les murènes ne sont pas des serpents de mer, mais des poissons de l’ordre des anguilliformes. Il existe bien des serpents de mer, mais ce sont des reptiles, qui chassent en apnée. De ce fait, leur venin est très puissant. Ils sont donc assez dangereux et il est sage de ne pas les énerver.
2- Les murènes ne disposent pas de glandes à venin. Leur bouche peut cependant être recouverte d’un mucus toxique qui rend leur morsure dangereuse. Comme en plus elles ne se lavent pas souvent les dents, elles laissent dans la blessure des tas de saletés qui ne demandent qu’à s’infecter…

En regardant bien, on voit un poisson dans la gueule de la murène. Le photographe aurait-il saisi le moment où la murène fondait sur sa proie ?

Réponse : Non

Précisions : il est bien gentil ce photographe (ah ben zut, c’est moi !) mais il a tout faux ! Le poisson n’est pas en passe de se faire manger, c’est même tout le contraire (c’est lui qui mange en jouant la brosse à dents pour la murène). D’ailleurs les murènes chassent plutôt la nuit.

A propos, quel est ce poisson ? Quelle est sa principale occupation ?

Réponse : c'est un labre nettoyeur qui se nourrit en déparasitant les autres poissons

Précisions : il peut s’agir d’un labre nettoyeur de mer Rouge juvénile (Larabicus quadrilineatus) ou d’un labre nettoyeur commun juvénile itou (Labroides dimidiatus).
Ces poissons appartiennent au  grand corps de métier des nettoyeurs sous-marins  (pour L. quadrilieatus, seul le juvénile est un nettoyeur). Ils offrent leurs services au sein de véritables stations de nettoyage.
Cette pratique est si répandue que des « faux nettoyeurs » (des blennies) en profitent pour imiter les labres et arracher des morceaux de chair à des poissons trop confiants et dupés.
29/01/2008 - Photo 2 (réponses closes)

Autour de la sole...

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La photo représente une sole de lait (ou sole de Moïse). Comme le poisson de la photo 1, elle vit sur le sable. Ces deux poissons sont-ils apparentés ?

Réponse : NON

Précision : leur seul lien de parenté serait que ce sont toutes deux des poissons ! En effet, la raie est un poisson cartilagineux et la sole un poisson osseux.

Puisque nous parlons des yeux, quelle est la particularité de ceux de la sole ?

Réponse : ils sont situés sur la même face (la face droite)

Précision : Quand la sole est encore à l'état larvaire, ses yeux sont symétriques, un sur chaque face. Lorsqu'elle se développe, l'oeil gauche migre vers la face droite.
A noter, cette sole sécrète un venin très virulent que l'on utilise en particulier pour faire des produits répulsifs pour les requins !

Quelle est la principale différence anatomique entre les soles et les turbots ?

Réponse : les yeux de la sole se regroupent sur son flanc droit, les yeux du turbot sur son flanc gauche

Et puis aussi : une autre différence, de taille celle-là, c'est que les soles atteignent un poids maximal de 3 kg, alors que des espèces de turbot peuvent aller jusqu'à 25 kg.
29/01/2008 - Photo 1 (réponses closes)

L'oeil de la raie (à taches bleues)

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A quel poisson appartient cet oeil ?

Réponse : il s'agit d'une raie pastenague à taches bleues (Taeniura lymna).

Précision : taches ou points ? C'est clair, les noms communs des poissons varient énormément d'un guide à l'autre, d'une région à l'autre, parfois même d'une ethnie à l'autre... Néanmoins, il semble que la raie à taches bleues soit Taeniura lymna et la raie à points bleus Dasyatis kuhlii (que vous pouvez admirer ici... en anglais). Mais c'est du pinaillage de spécialiste !

Les poissons sont classés en deux grands groupes : les poissons osseux et les poissons cartilagineux. A quel groupe appartient ce poisson ?

Réponse : au groupe des poissons cartilagineux.

Précision, pour les fans de biologie scientifique : il s'agit de la classe des Chondrichtyens (Règne animal, Embranchement des chordés, sous-embranchement des vertébrés) ou "poissons à squelette cartilagineux" (parfois considérée comme une super-classe). L'autre classe est la classe des Ostéichtyens ou "poissons à squelette osseux". A noter, il existe une troisième classe : celle des agnathes (ou poissons sans mâchoires) dont font partie les lamproies par exemple.

Quelle autre grande famille de poissons appartient à ce groupe ?

Réponse : il s'agit des requins bien sur !

Précision : la classe des poissons cartilagineux est divisée en général en deux sous-classes : les élasmobranches qui regroupent les requins et les raies et les holocéphales qui regroupent les chimères. Je paie personnellement un jus de mangue au premier ou à la première qui me ramène une photo de chimère prise par lui (elle) et je triple la mise s'il me la montre sous l'eau !